L’École Gustave, Sonepar et VINCI Energies réunis autour de la place des femmes dans le bâtiment

22.06.2026

Mardi 16 juin, pour la première fois, L’Ecole Gustave, Sonepar France et Vinci Energies en France se sont unis pour une table ronde autour d’un enjeu clé : la place des femmes dans le bâtiment.

Aujourd’hui, le secteur reste marqué par un manque de mixité, avec seulement 12% de femmes, dont 2% sur les chantiers. Dans un contexte de transformation, porté notamment par le plan national d’électrification et une pénurie de main-d’œuvre croissante, l’attractivité des métiers du bâtiment constitue un levier essentiel. Attirer davantage de talents, et en particulier des femmes, devient une nécessité pour accompagner ces évolutions.

Autour de cette table ronde, plusieurs voix complémentaires partagé leurs expériences autour de thématiques clés : les freins à l’entrée dans ces métiers, les stéréotypes persistants, la réalité du terrain, ainsi que les enjeux de formation, de recrutement et d’engagement des entreprises. 

Leslie Garcia, apprentie électricienne en alternance chez VINCI Energiesen France - Building Solutions a d’abord témoigné des comportements inappropriés qu’elle avait subis alors qu’elle travaillait, mais aussi du soutien qu’elle avait reçu de son entreprise, qui a licencié le fautif. Khadidja Benyahia, fondatrice de FNB Bâtiment, a ensuite raconté que deux de ses salariées avaient subi des commentaires déplacés sur un chantier.  

Les stéréotypes persistent, essentiellement basés sur le manque supposé de force physique pour accomplir les tâches imposées par le BTP. Pour autant, Éléonore Deshayes, technico-commerciale itinérante Grands Comptes à Sonepar Rouen reste optimiste. Pour elle, si tous les acteurs mettent du leur, le milieu du BTP serait aujourd’hui prêt pour la parité, et préfère parier sur les changements de comportements positifs avec l’avancée des générations. Arnaud Bidet, Responsable Richesses Humaines chez VINCI Energies, tempère cependant, en évoquant notamment la montée du masculinisme sur les réseaux sociaux chez les 18-25 ans. 

Les parcours de reconversion et d’entrepreneuriat d’Olga Alexandre, formatrice en plomberie à l’École Gustave, ont permis d’illustrer la diversité des chemins possibles vers les métiers du bâtiment. Elle pense qu’il ne faut rien laisser passer, mais être ferme ne signifie pas conflictualiser. Sa présence a rappelé combien la transmission, la formation et la visibilité de modèles féminins jouent un rôle clé dans l’évolution du secteur, notamment en la liant à son apprenante, Leslie. 

Les échanges ont donc mis en lumière un constat partagé : favoriser la découverte des métiers du bâtiment dès le plus jeune âge et valoriser les savoir-faire manuels sont des leviers indispensables pour faire évoluer les représentations. En parallèle, la sensibilisation à la mixité au sein des entreprises apparaît comme un facteur déterminant pour accompagner cette transformation.

À travers cette initiative, Sonepar réaffirme son engagement en faveur d’un secteur plus inclusif et attractif, capable de répondre aux défis de demain.